samedi 8 décembre 2012

Nouvelle : Redoutable étreinte




Redoutable étreinte

C'est un redoutable prédateur, il chasse ses victimes dans un mélange d'adrénaline et d'excitation. Son regard mystérieux fouille maints endroits dans cette foule bigarrée et se fixe sans jamais s'attarder, par touches subtiles sur la gent féminine ou sur une probable proie, sans défense, si fragile. Qui sera la prochaine à répondre à ses avances ciblées et à s'extasier devant cet Adonis ? 

Le « gentilhomme » distingué enjôle par sa plastique, ses traits avantageux, sa chevelure châtain, ses charmantes fossettes et ses yeux sombres, insondables. Il domine les femmes par sa haute stature. Sa démarche féline lui permet une approche discrète qui surprend et séduit tout à la fois. Cavalier accompli, ses valses se transforment en tourbillons de grâce et de plaisir, en moments sublimés à vous faire perdre la tête !

Quand il apparaît, les divines créatures, au caractère changeant, aux courbes avenantes... inoffensives et vulnérables, provocantes ou tentatrices, demeurent sans voix. Il dissémine, de-ci, de-là, un sourire ravageur, un clin d’œil complice. Les demoiselles, succombent en masse, se pâment et se bataillent les faveurs d'Apollon. 

La prochaine « élue » ignore à quoi elle s'expose, elle ne lutte pas contre le charisme de l'ensorceleur et s'offre sans compter. La danse s'éternise, les mots taquins cèdent progressivement la place à d'inoubliables baisers, prémisses à une soirée... torride. Le traqueur la mène, patiemment, vers la soumission la plus totale. Alors, éperdue et comblée, elle n'oppose plus aucune résistance et le suit vers l'alcôve de son choix. C'est un terrible envoûteur, ses caresses sont velours, sa voix est amour. Dans ses bras elle frémit, quand il effleure son corps, là... là... ou là... sous ses mains, elle périt. 

La belle, ainsi conquise, se donne encore et encore ! D'une simple étincelle, elle devient un brasier, une tornade de feu. Elle s'envole au-delà de ses rêves les plus fous. La nuit, ô combien irréelle, s'étire, se joue du temps ! Les soupirs égrainent une symphonie fantastique, et ce musicien né tire profit de chacune de ses notes... Ces tendres intermèdes se terminent lorsque la lune faiblit et que l'horizon rougeoie.

Là, au petit matin, ne le cherchez point, car Don Juan s’évanouit, laissant dans vos draps froissés, un parfum boisé, des souvenirs enflammés. Une perle de rosée coulera sur la joue de la dulcinée... son amant passionné, à l'aube, s'est volatilisé...

Dyane 

2 commentaires:

  1. j'adore :D c'est superbement bien écrit :D et les métaphores choisit sont sublimes :D

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    1. Merci de ton passage Yami tu es adorable ♥

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