vendredi 6 mai 2011

Poème : Journée d'enfer


Rien ne va aujourd’hui, très en retard je pars,
Dans ma hâte, je percute mon voisin qui s’étale,
Je bredouille quelques mots, regroupe papiers épars,
Reprends toutes mes affaires, et le laisse tout pâle...


Pas trop le temps de m’attarder, très en retard je suis pressée,
Sans un regard je me retourne, démarre dans cette allée,


Puis un mauvais créneau, arrivé au boulot,
Un café renversé, un papier oublié,
Le patron furibond, qui n’a pas de pitié
Un oiseau qui s’oublie et les rires des badauds,


Je reprends ma voiture qui ne veut plus partir,
Découvre anéantie la perte de mon portable,
Ma chaussure rends l’âme, quelle journée impensable !
J’arrive enfin chez moi, je rêve de dormir.


Cette journée plus qu'harassante, se termine enfin, je le souhaite !
Et mon immeuble est accueillant, là encore je suis stupéfaite.


Car mon voisin est là sur le pas de la porte
Souriant doucement et attendrissant,
Je fronce les sourcils, l’expédie gentiment,
Rentre précipitamment, pourquoi agir de la sorte ?


Je m’écroule dans mon lit, après m’être brulée,
Renversée le dîner, et fait choir la télé
Avoir glissée surprise par la douche glacée,
Je me suis affalée, ne désirant que rêver…


Et chaque jour ça recommence même journée même galère !
Et chaque jour ça recommence mais dites moi que puis-je faire ?


La voiture bien garée, les feux bien éteints,
Le café évité, de lui je ne craints rien,
Le patron devancé, il me veut que du bien,
J’évite le bel oiseau, cela tombe sur un chien,


La voiture démarre, je retrouve mon portable,
Mes chaussures sont changées, mon tailleur impeccable
Pas de stress, d’inconnu, je deviens plus sociable
Mais quand j’arrive enfin et même raisonnable


Chaque jour ça recommence, c’est la même journée la même galère !
Chaque jour ça recommence mais dites moi que puis-je y faire ?


Quand enfin je comprends, après tout ses moments
Une excuse rien de plus, je m’attarde un instant
Avec mon charmant voisin et l’aide gentiment,
A reprendre ses esprits, tout en lui souriant.

Je serais en retard, mais ça vaut une journée
Et c’est le cœur battant, que je me couche le soir,
Quand le matin m’éveille, je scrute avec espoir
Mon voisin est bien là, comment l’ais-je ignorée ?


Chaque jour il sera là et tendrement nous avancerons
Et chaque jour je le savoure, à deux c’est mieux, nous nous aimons ! 


Dyane

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire