jeudi 30 décembre 2010

Poèmes : "Suivez-moi dans mes rêves..."


Je n’aime pas vous savoir dans l’obscurité
Sentir la tristesse dévorer votre cœur
Confiez-vous à moi et oubliez vos peurs
Tendez-moi la main, je vais vous guider

Dans de beaux jardins,
Où il fait bon rire,
Aucun triste Sir,
Juste mon doux refrain

Et sur ce chemin où je vous emmène,
Nulle obscurité, juste de la lumière,
Des lacs, des étangs, de petites chaumières,
Une cabane perchée, là-haut sur un chêne,

Dans mon univers,
Vous vous poserez,
Et effleurez
Ce beau livre ouvert

Tendez-moi la main, je vais vous guider,
Là où les elfes, gnomes et belles fées,
Sont toujours ravis de vous rencontrer,
Prêtez-vous au jeu, vous les aimerez…

Enfin reposé,
Ces belles images,
Dans vos bagages,
Vous repartirez

J’aime vous savoir gai et optimiste,
Rire à la vie et fredonner gaiement,
Et vous retrouver comme vous étiez enfant,
Vous qui avez une âme d’artiste !

Dyane

vendredi 24 décembre 2010

Epreuve de Noël : je suis le père-Noël



Mes chers petits,

Nous sommes dans la période où l'on prononce mon nom le sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux. Je suis dans le cœur de tous mes enfants, les petits comme les grands, car, même vous les parents, vous m'avez attendu impatiemment !

Il n'y a pas jour, pas une seconde, sans que je ne pense à vous. Je perçois vos désirs, vos secrets, vos attentes et vos espérances. La vie vous éloigne parfois de moi, certains même me renient et ne croient plus en moi...

Le monde est ainsi fait que l'on court sans arrêt, après le temps, après l'argent et ne s'arrête que par intérêt. Pourtant, la magie est partout, regardez autour de vous...

Elle est dans le rire d'un enfant, le chant d'un oiseau, dans le regard de ceux qu'on aime ou la beauté d'un paysage...

Écoutez votre cœur et posez vous un instant, prenez le temps d'aimer, apprenez à donner !

Nous sommes dans la période où vous osez vous ouvrir. L'émerveillement et la tendresse illuminent vos visages... Vous espérez à nouveau et vous vous prenez à rêver...

Sachez que je ne suis jamais loin, je veille sur vous tout au long de votre vie...

Je vous aime,

Le père Noël


Dyane

vendredi 10 décembre 2010

Petite Nouvelle "Destinée..."

"L'esprit de la lettre"

 LE JEU DES MOTS ..tion ...


Ce jeu de mots imposés je l'ai réalisé mais j'ai beaucoup souffert car certains mots je ne les connaissais pas je vous en donne la liste :

Régénérer - neige - astragale - sommeil - vertige - New York - clown - enfant - vulnérabilité - féminité - règlement - compte - étranger - vaticiner - carton - ahan - baiser - illusion - rouge - dinde - placard - spirituelle -eau -fusée - bâtard - honte - bénévole - perdition - portrait - âme - boudoir - sida - ceinture - parabole - journal - luth - anaphylaxie - maladroit - boulangère - arctique - trouble - pustule - hommes - calice - feu - paresse – fulgurance

Et voici mon texte :

Nous sommes la veille de Noël, une boulangère s’active aux fourneaux et sort des bâtards tout croustillants et craquelant. Son père qui dort à l’étage, a fait une crise d’anaphylaxie. Cette allergie très sévère due à la farine, entraine des troubles tels que des vertiges et des pustules rouges. Son médecin l’a sauvé in extrémis et lui a donné un remède à base d’astragale afin de régénérer ses défenses immunitaires. Un artisan n’a pas le droit de s’arrêter et cette jeune femme courageuse, s’est retroussée les manches quitte à suer d’ahan. Son visage est marqué par le peu de sommeil, mais cela ne lui enlève en rien sa féminité qui transparait dans la douceur de son regard. Elle essuie son front, du revers de sa manche et tends les pains dorés à sa mère. Quand elle a su ce qui arrivait, elle s’est immédiatement proposée comme bénévole pour seconder ses parents à la boulangerie. Dehors la neige tombe en abondance et recouvre les trottoirs. Deux hommes passent en riant et entrent dans la boutique. Ils ne parlent pas français et se disent de New York. Ils font les clowns, on dirait deux enfants maladroits qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre. La jeune femme s’approche et relève une mèche qui tombe sur son visage. Elle devient rouge face à ces étrangers qui la dévisagent en souriant et traduit à sa mère ce qu’ils disent. Elle à honte des tâches qui recouvrent son tablier et baisse la tête pudiquement. Sa mère tente une remarque spirituelle qui les font rire et encaisse le règlement. Ils repartent et notre douce amie s’en retourne comme une fusée derrière la boutique. Elle continue son labeur, mais son âme s’échappe dans de lointaines contrés où il fait chaud. Le bel inconnu de tout à l’heure lui tend les bras et lui donne un baiser. Ils s’allongent sur le sable chaud et paressent au soleil… Un jour, elle compte partir et découvrir le monde. Elle évitera les terres arctiques et privilégieras les îles ensoleillées. La fulgurance de ses images la transporte loin. Elle se dresse un portrait d’un monde idéal où l’eau coule en cascades d’immenses montagnes. Certains vaticinent à l’arrivée de la nouvelle année, annoncent des catastrophes. Elle désire s’évader, faire ses cartons et emmener son cœur et son corps à milles lieux d’ici. Mais elle se berce d’illusion, elle n’abandonnera jamais son père malade et secondera sa mère. Leurs vulnérabilités l’attriste, si proche de la retraite et touchés de plein fouet par la maladie. Désormais il ne pourra plus exercer son métier ! Évidemment ce n’est pas si grave, certains se battent vaillamment contre le sida ou le cancer… Sa mère rentre à ce moment et elle redescend sur terre. Elle finalise sa charlotte au chocolat et ceinture les boudoirs d’un joli ruban or. Puis elle continue la crèche qu’elle a commencée. Elle travaille en pâte d’amande un calice et tout en fredonnant elle ajoute un luth en sucre au petit ange perché sur le toit de l’étable. Elle la met en évidence et les clients ne tardent pas à s’extasier de ce chef d’œuvre. Ce soir, elle préparera un repas digne de ce nom. Elle servira la traditionnelle dinde et sortira du placard la belle vaisselle que ses parents ont eu pour leur mariage. Elle se saisit d’un couteau pour dessiner de jolis motifs sur le rebord d’une tarte. La lumière se reflète dans la lame et forme une parabole sur le mur. Sa mère se moque de son esprit toujours en perdition et l’embrasse tendrement. L’américain de tout à l’heure revient et montre le journal qu’il a oublié. Il hésite et lui tends une enveloppe. Elle la prend et il tourne les talons, sans un mot, elle le regarde sortir. Sa mère impatiente lui demande d’ouvrir. Tremblante, elle lit que ce jeune homme s’est établi en France, qu’il voudrait bien la revoir et lui laisse ses coordonnées. Sa mère est ravie pour elle. Elle range soigneusement ce mot dans la poche de son tablier et s’en retourne travailler le cœur battant…

Dyane

samedi 4 décembre 2010

Petite Nouvelle "Juste une étincelle d'amour..."



Il a huit ans et vit pauvrement, ses parents sont comme beaucoup sans emploi. Ils se démènent pourtant, envoient des lettres, font des entretiens. De temps en temps, ils font des missions d’intérim, mais ce n’est jamais très long… Ses copains annoncent les yeux brillants les préparatifs qu’ils font pour Noël. Son meilleur ami a un magnifique sapin, les guirlandes scintillent et sont ornées d’étoiles qui se reflètent sur le mur de leur salon. Une belle crèche est illuminée par de toutes petites lumières qui clignotent.

Lui, n’a pas tout cela et rentre penaud chez lui, un gros nœud dans la gorge. Sa mère lui sourit et lui offre un sablé de Noël qu’elle vient de préparer. Elle lui cache les yeux et l’emmène dans le salon. Un tout petit sapin l’attend, rien à voir avec celui de son copain ! Sa mère est tellement ravie qu’elle rit en lui disant qu’ils vont le décorer ensemble. Alors, il lui rend son sourire. Il découpe dans du papier crépon leurs futures guirlandes et se prête au jeu. C’est drôle à préparer. Puis ils décorent la pièce avec plein de bougies.

Désormais leur maison est aussi très belle. Ils font de jolis dessins pour mettre aux fenêtres. Quand il voit rentrer son père, il redresse la tête. Il voit dans ses mains une jolie cabane en bois qu’il a fabriqué de ses mains, c’est leur crèche. A l’intérieur de toutes petites figurines y trônent en belle place. Il le prend dans ses bras les larmes aux yeux.
-        J’ai fait ça pour toi mon bonhomme.
-        Merci papa ! C’est la plus belle crèche au monde !
Une larme coule sur sa joue, il s’en veut d’avoir envié son copain. Il a les meilleurs parents au monde ! Et cela, il ne l’échangerait contre aucun sapin !

Un soir, alors qu’il est couché, il entend ses parents attristés, ils n’ont pas assez d’argent pour les cadeaux de Noël. Il descend :
-        Vous savez je n’ai pas besoin de cadeau, je ne veux pas que vous soyez triste. Je vous aime !
Ils s’étreignent fortement et sa mère murmure :
-        Mon petit garçon qui grandit trop vite.

Il leur fait en secret, une carte où il met tout mon amour et un père de Noël qu’il confectionne avec du carton, du coton et de la peinture.

Puis vient le soir de Noël, sa mère a préparé un bon repas. Les bougies sont allumées et cela embaume la pièce. Ils rient tous d’être ensemble. Son père a trouvé un petit boulot pour trois mois et sa mère aide la boulangère pour les fêtes. Ils attendent tous minuit avec impatience et quand l’église sonne douze coups, son papa l’emmène vers le sapin et il aperçoit un cadeau. Il l’ouvre et découvre un livre magnifique qui parle de magie. Ils les embrassent et les remercient. Il n’aura pas sa console de jeu, mais il est aimé et c’est le plus important. Ses parents sont touchés de son cadeau et le félicite. Ils sont si fiers de lui !

Quand il se couche il serre précieusement ce livre qui contient des paroles si touchantes. « De la part de maman et papa qui t’aiment tendrement ». Il s’endort enfin épuisé.

L’histoire pourrait se finir ainsi, car l’amour est le plus beau des cadeaux, mais j’aime la magie et j’ai voulu rajouter ceci…

Un homme se glisse lentement dans cette demeure faite d’amour et de tendresse. Il dépose des cadeaux au pied de ce magnifique sapin. Au matin quand tous se réveillent ils trouvent ébahis ces trésors… Une console de jeu, un panier rempli de nourriture et une lettre dans laquelle il y a écrit :
-        Vous avez compris ce qu’étais l’esprit de Noël, vous avez su allumer l’étincelle qui a permis que je puisse venir vous voir… Toute votre vie conservez cela !

Papa regarde maman, secoue la tête, il n’en croit pas ses yeux. Il finit par éclater de rire et nous en faisons de même.

Dehors un homme regarde à la fenêtre, un sourire aux lèvres… Il cligne de l’œil et disparaît. Sa mission est achevée pour cette nuit…

Joyeux Noël à vous …

Dyane

mercredi 1 décembre 2010

Poème : "Bonjour Décembre..."



Regardez tomber, les flocons légers,
Le soleil rougeoie dans le ciel laiteux,
Ma ville s'éveille et fait ses adieux,
Au mois de novembre qui nous a quitté...

La magie commence, éveillez vos sens,
Voici Décembre, ses moments intenses,
Dont on se souvient avec émotion,
Et que l'on prépare, avec attention...

Dyane